Description de l'image. Texte dont les lettres sont entièrement ou partiellement effacées. Il est très difficile de le lire. Fin de la description de l'image.

La différence est de taille entre « entendre » et « comprendre »

Je dis souvent « je n’ai pas compris » quand je souhaite que mon interlocuteur répète ce qu’il vient de dire.

J’utilise le verbe « comprendre » et non pas le verbe « entendre » car techniquement j’ai entendu des sons mais ces sons ne se sont pas transformés en mots audibles pour mon oreille. Je ne peux donc pas comprendre le message.

Photo d'un texte sur le sable. Un point d'interrogation formé de galets suivit des lettres en sable o-u-c-h-é.
Entendre des sons, entendre « ouché » mais ne pas comprendre de quel mot il s’agit : couché, douché, bouché, boucher, louché, mouché, touché… ?

Essayez de lire ce texte :

Description de l'image. Texte dont les lettres sont entièrement ou partiellement effacées. Il est très difficile de le lire. Fin de la description de l'image.

Vous voyez le texte mais vous ne le comprenez pas. En tout cas, pas du premier coup d’œil ! Il vous faudrait y passer du temps.

Allez, je vous propose de bien voir le texte, c’est celui de la brève intitulée : Pourquoi dire que je suis malentendante lors des présentations professionnelles ?

Tout comme « voir » n’est pas synonyme de « comprendre », la différence entre les verbes « entendre » et « comprendre » est aussi de taille.

Je l’ai encore mieux compris lors de mes expériences en entreprise, notamment le jour où mon supérieur m’a avoué que ça me jouait des tours d’utiliser le verbe « comprendre » à la place de « entendre » comme le font beaucoup d’entendants.

Et je l’ai encore mieux compris le jour où un de mes responsables hiérarchiques m’a avoué que ça me jouait des tours d’utiliser le verbe « comprendre » à la place de « entendre » comme le font le commun des entendants.

En effet, mes autres responsables pensaient que quand je disais « je n’ai pas compris » c’était dans le sens « je n’ai pas compris la consigne demandée, ce travail est au-dessus de mes compétences ». Bref, que je manquais vraiment de neurones.

Or quand je disais « je n’ai pas compris » c’est vraiment dans le sens où mes sourdes oreilles n’arrivaient pas à reconnaître certains sons. Ces mots restaient flous et incomplets comme dans le texte en illustration plus haut. J’avais simplement besoin que la phrase soit répétée.

Depuis que mon responsable hiérarchique m’a expliqué cela, j’ai mieux compris les réactions que j’ai vues sur le visage des gens maintes fois : ils me regardaient soudain comme si j’étais la pire des idiotes.

j’ai mieux compris les réactions des gens que j’avais maintes fois eues : ils me regardaient soudain comme si j’étais la pire des idiotes.

J’ai réalisé que si bien souvent ils ne répétaient pas, c’est parce qu’ils devaient se dire « C’est si simple ce que je dis, même un gosse de 2 ans aurait compris, je ne vais pas m’embêter à lui expliquer. Je vais donc donner le travail à quelqu’un d’autre.»

Depuis, j’essaie d’éviter de dire « je n’ai pas compris » et je dis « je n’ai pas entendu ». Ça sonne faux à mes oreilles, mais au moins mon bac+5 d’une grande école n’est plus remis en question !

« Comprendre » est le verbe que je garderai dans les brèves de ce présent blog.

Et maintenant, lorsque je dis que je n’ai pas entendu, (parce que je n’ai pas bien compris les mots), on me répond que je n’entends que ce que je veux et que je devrais être plus attentive… Voulez-vous jouer avec moi au jeu du pendu (lire la brève)?

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